L’école et la guerre à la mal-bouffe

Depuis que je vis hors du douillet nid familial et loin de la cuisine de mon adorable mère, j’ai toujours cherché à manger sainement. Je crois qu’une bonne alimentation est à la base d’une bonne santé. Mais bon, j’ai parfois des égards de conduite et je les assume. Parce que, voyez-vous, je crois que la chose la plus importante au monde est avant tout la liberté de choisir, la liberté individuelle. Je n’aime pas que les gens me dictent ma conduite et, encore moins, qu’ils me forcent à me soumettre à leurs choix personnels.

Récemment, un vieil ami a partagé une triste expérience qui l’a mis en colère. Son gamin c’est fait enlevé sa collation à l’école, ont lui a enlevé de force. Non pas par un dur à cuire de son age, mais bien par le surveillant de la cafétéria. La cause ? Il souhaitait mangé des biscuits multigrain, ceux qui sont plutôt dispendieux et riches en fibres. Il a évidemment souhaité avoir une explication.

« Les croustilles sont interdites… » a simplement répondu la direction.
« Ce ne sont pas des croustilles, mais des biscuits multigrain santé… » a répliqué mon copain.
« Les biscuits sont également interdits » a rétorqué la direction de l’école.

En effet, c’est écrit dans les règlements sur les choses interdites de son école, juste en dessous de « drogues et alcools »:

Est interdit à l’école:

-toute collation qui contient des arachides ou traces d’arachides
-toute collation achetée dans un contenant qui se mange avec un ustensile
-croustilles, chocolat, bonbons, pop corn, desserts (gâteaux-galettes-muffins-biscuits), yogourt (sous toutes ses formes), rouleaux aux fruits, trempettes, pudding, compote de pommes, céréales sucrées, barres tendres, nouilles sèches, jus, salade de fruits et tout autre choix qui ne convient pas pour une collation santé.

En bref, la commission scolaire qui supervise son école à réussi à faire mettre en place des règlements afin d’empêcher les jeunes de manger des choses qu’ils considèrent comme « mal-bouffe », de la nourriture néfaste pour la santé ou dangereuse pour la santé des autres. Ou encore, des collations qui ont un emballage, ce qui est polluant.

C’est bien beau vu comme ça, mais qu’en est t’il des libertés individuelles? Au Québec, les écoles sont un lieu public, payé par les cotisations obligatoires de tous. Ce n’est pas un lieu « privé », où le propriétaire pourrait interdire ce qu’il souhaite sur son terrain. Il faut noter également que ceux qui obligent le respect de ces règles aujourd’hui, sont justement ceux qui ont pleinement profité de ces privilèges alors qu’ils étaient plus jeunes. Je dirais même plus, ils ont hérité de ces avantages confortables d’une société bâtie par leurs parents, eux qui souhaitent justement que les générations futures puissent profiter de leur jeunesse et de leur liberté.

Cela me choque, je dois l’avouer. J’adorais manger des croustilles avec ma mère. C’était un de nos bons moments ensemble, nos moments de gâterie. Pourtant, ma mère est une sainte et, croyez-moi, cela n’a pas gâché mon enfance ou ma santé. Cette génération qui cherche à tout contrôler est justement celle qui mangeait des sunday, des galettes au chocolat et qui pouvait même fumer dans leurs salles de classe.

Bien sûr, il y a eu des excès. Mais peuvent se permettre ainsi de juger les uns en se plaçant, en même temps, au dessus des autres? Qui a le droit de retirer les libertés des uns, après avoir pleinement profité de ces mêmes droits alors qu’ils étaient jeunes? La solution doit venir de la sensibilisation et non pas via des règlements stupides imposés par ceux qui se croient tout permis. Il faut changer la perception des gens et non pas restreindre leurs droits.

Vos opinions sont les bienvenues, même si vous n’êtes pas d’accord avec mon argumentation. Merci de m’avoir lu! 😉

Et voilà… il rampe !

Eh oui, c’est arrivé; le bébé se met à ramper. Sans blague, mon plus jeune garçon n’est âgé que de cinq mois et il est déjà capable de ramper… pas beaucoup, mais ça annonce que la période « bouffe tout » s’en vient.

La période « bouffe tout » comme je l’appelle est le moment où le bambin commence réellement à se déplacer dans la maison et que seulement éloigner les objets de lui ne suffit plus à le protéger contre lui-même. En effet, n’ayant pas encore une bonne compréhension du monde qui l’entoure, il semblerait que, pour un bambin, le meilleur moyen pour découvrir les différents objets et textures soit d’essayer de se les enfoncer dans la bouche. Pendant cette période de temps, les parents doivent être extrêmement vigilants.

Ce n’est pas une période facile. Mon jeune bambin risque fort bien d’essayer de gober n’importe quel objet que nous avons omis de ramasser. C’est facile de dire « bha… C’est simple, il faut surveiller l’enfant et rien laisser trainer… ». En effet, quel irresponsable négligerait que son enfant puisse tenter de dévorer la boite de mouchoir ou mastiquer les feuilles de la plante du salon ? Grimper sur la table au risque de la faire basculer sur lui ? Ils réussissent toujours à débusquer une vieille pièce de monnaie ou un vieux pop corn oublié sous le divan. À partir de cet âge, les parents doivent tous cacher, ranger ou jeter la plupart des petits objets qui peuplent notre quotidien. Chaque année, le Centre Antipoison du Québec reçoit plus de 45 000 appels, dont la moitié à propos d’enfants. Nos tout-petits sont bien sûr d’avides explorateurs, et ils découvrent le monde avec leurs yeux, mais aussi leurs mains et leur bouche. Généralement cette période dure environs 1 an et demi… C’est également durant cette période que les enfants tentent de grimper à des endroits dangereux dont ils ne pourront pas descendre. Heureusement, ils apprennent vite de leurs expériences.

Est-ce que la maison est sûre? C’est toujours difficile à dire. Jetons un coup d’oeil aux trucs dangereux qui guettent nos enfants.

Le sac à main ! Toujours un truc de dingue. Avouons-le, il s’y cache tellement de choses que même un homme adulte à peur d’y glisser la main à l’aveuglette. Le bébé pourrait facilement y dénicher du maquillage, des gommes, médicament et pièces de monnaie… Assurément dangereux.

Tout produit de nettoyage domestique est également très dangereux… les jeunes apprennent rapidement à ouvrir les portes, il faut les verrouiller. Ironiquement, le plancher est également le genre de truc que le bambin risque d’essayer de manger. Impossible pensez-vous ? Peut-être, mais cela ne l’empêchera pas d’essayer. Il rampera aussi dessus et essayera ensuite d’avaler ses doigts et ses mains. Il est donc idéal de laver le plancher avec des produits non chimique et de le rincer avec de l’eau par la suite.

Les piles des télécommandes… Elles sont peut-être en sécurité dans la télécommande pensez-vous… et bien si votre bambin à mis la main sur cette dernière, elle risque de frapper le sol violemment. Et les batteries risquent d’en sortir. De toute façon, s’il ne parvient pas à en extraire les piles il risque de la téter tellement longtemps qu’elle sera couverte de bave.

Malgré toute la bonne volonté du monde, un accident est si vite arrivé! Que fait-on, lorsque le cauchemar devient réalité? La première chose à faire est peut-être la moins facile : garder son sang-froid! Si votre petit amour s’est mis quelque chose dans l’œil, on le passe rapidement sous l’eau tiède. Cette intervention peut être effectuée sous le robinet de la baignoire ou, pour les plus grands, sous la douche. Pour les tout-petits, qui auront tendance à se débattre pendant l’intervention, utilisez une serviette afin de bien les emmitoufler, les bras solidement collés contre le corps.

Dans le cas d’une ingestion, on peut donner quelques gorgées d’eau. Il est important de ne jamais faire vomir l’enfant : si le produit ingéré est corrosif, il risque de le brûler une deuxième fois au passage ou encore de l’étouffer. Et sachez que, malgré la croyance populaire, le lait n’est pas un antidote !!!

Dans tous les cas, on appelle immédiatement le Centre Antipoison, dont le numéro devrait toujours être à portée de main, par exemple sur votre réfrigérateur ou, mieux, en favori dans votre cellulaire pour le trouver facilement. Nous ne saurons jamais trop prudent !