La comparaison, un poison qui tue !

Nous sommes tous des enfants de la comparaison. Même si quelques-uns d’entre nous n’ont pas entendu des phrases qui tuent telles que « Ton frère est plus gentil que toi! » ou « Si ta sœur pouvait être aussi travaillante que toi! », nous avons tous été comparés à la hausse ou à la baisse, si ce n’est que par les notes à l’école.

Si la comparaison est utile pour connaître la valeur du dollar canadien par rapport à celle du dollar américain, elle ne peut pas être utilisée avec les êtres humains sans laisser des blessures réelles sur l’estime de soi, des blessures qui risquent de rester longtemps douloureuses.

Des phrases qui tuent l’estime de soi
En tant qu’éducateur, quand on compare les enfants les uns aux autres, on croit à tort leur donner des repères pour bien se connaître et bien se définir. On veut aussi les motiver à se dépasser et à s’améliorer. Quoi de plus louable? On s’en donne même parfois à cœur joie en y allant d’une petite comparaison avec nous-mêmes, en commençant notre phrase par « Moi, quand j’avais ton âge… » Si vous avez bien observé, il est très rare que l’on obtienne l’impact voulu avec ce type de remarque. Rapidement, les arguments fusent de la part des enfants : « Ça pas rap… ». Et ils ont raison!

Reconnaître et valoriser l’unicité de nos enfants
Pour aider nos enfants à construire, à solidifier et à préserver leur estime d’eux-mêmes, tout ce que l’on a à faire, c’est de reconnaître et de valoriser leur unicité.

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Un complexe physique, ça fait mal!

« Je suis trop gros. Je suis trop petit. Pas assez musclé. Mon nez est croche, mes oreilles décollées, mes fesses trop plates… »

Quel parent n’a jamais entendu son adolescente ou son adolescent lui faire une telle réplique? Nous sommes totalement désarmés devant l’inefficacité de nos interventions. Comment les aider à sortir de ce trou qui semble sans fond?

Pourquoi mon enfant est-il complexé?
Un complexe physique, c’est un sentiment de dévalorisation qu’on accorde à une caractéristique corporelle. Cette caractéristique peut être bien réelle ou carrément déformée par notre propre perception. Si les complexes physiques sont particulièrement fréquents à l’adolescence, ils peuvent aussi apparaitre dès l’âge de sept ans et habiter le jeune jusqu’à ce qu’il soit devenu adulte. Quelle attitude adopter alors pour vraiment aider nos enfants à traverser cette étape délicate de sa vie?

Accompagner notre enfant dans sa souffrance, sans la banaliser
Les liens qui unissent enfants et parents sont tellement puissants, que l’authenticité totale est essentielle au cœur de leurs échanges. Devant les complexes que vivent nos enfants, rien ne sert de mentir, de masquer ou d’ignorer. On doit les accompagner dans leur réalité et les aider à traverser les expériences qui les perturbent.