Autant de déclics dans une vie que d’étoiles dans le ciel

Dormez-vous votre vie? Attendez-vous qu’elle vienne vous interpeller, qu’elle ébranle aussi bien vos fondations que vos croyances, pour vous aider à sortir du coma dans lequel vous êtes profondément assoupi?

Plusieurs humains vivent comme des zombis, des morts vivants qui arpentent leur quotidien jusqu’au jour où la vie vient les extirper de leur endormissement, bousculant sans gêne leurs croyances et leurs repères. C’est à cet instant que la victime en eux s’éveille : « Pourquoi moi? »

Vivre comme un zombi

Dormir sa vie, c’est refuser de voir, d’entendre ou de dire que la vie que l’on vit n’est pas si parfaite que nous voudrions qu’elle en ait l’air. Dormir sa vie, c’est vivre la vie d’un autre et non la sienne, vivre la vie de son conjoint, de ses parents ou de ses enfants. Vivez-vous en zombi?

L’état zombie ressemble à un coma que l’on peut atteindre tout en ayant l’air vivant. Ce coma est un état aigu de suradaptation à la vie que nous avons plus ou moins choisi de vivre. Je prends l’exemple de Paul qui vivait la vie qu’on avait programmée pour lui depuis sa naissance, celle de son père. Paul avait été programmé pour devenir un pompier, comme son père, jusqu’au jour où il a eu des réflexes jugés inappropriés face à un incendie mettant en danger la vie de ses confrères de travail. Paul fut accusé de négligence dans son intervention et s’est retrouvé « sur les tablettes » pour une période de temps où il fut invité à chercher de l’aide psychothérapeutique. Du jour au lendemain, la vie de Paul s’est écroulée. Mais quelle vie? La vie qu’il vivait comme un zombi. Déclic!

La rage de l’impuissance

Vivre une vie qui n’est pas la nôtre fait naître un sentiment d’impuissance qui n’a rien de bénéfique et qui, à la longue, se transforme en sourde colère voire en rage que nous pouvons aisément tourner contre nous-mêmes ou projeter sur les autres. Cette impuissance nous maintient dans l’illusion que nous bougeons, la rage faisant bouillir notre feu intérieur sans toutefois le mettre en mouvement. J’utilise ici l’image du feu intérieur comme étant représentatif de notre élan de vie. Nous sommes habités d’élans, d’impulsions profondes qui pourraient être appelées « aspirations ». Ces mouvements créateurs viennent de notre âme, de notre nature profonde, de tout ce que nous sommes et que nous n’osons pas être.

Qu’attendons-nous pour sortir de ce coma que nous entretenons au prix de grands efforts dans ce factice de bonheur qui n’est pas le nôtre? Un déclic?

Le déclic

Le déclic est ce moment où nous retrouvons « par magie » notre puissance, notre réel pouvoir sur notre vie. Le déclic est aussi le moment où nous cessons de nous battre pour vivre une vie qui ne nous correspond pas, le moment où nous lâchons prise.

Le déclic est souvent initié par un évènement-choc qui nous met en présence de l’impuissance, que ce soit la mort d’un être cher, le diagnostic d’une maladie, la perte de tous ses biens matériels, peu importe; le déclic est souvent provoqué par un mouvement extérieur que nous pressentions.

Le déclic vient d’une mort et nous entraîne dans un changement de position. Tel un noyé, nous étions accrochés aux branches d’une vie qui ne nous correspondait plus et nous avions peur de couler, de nous laisser aller à mourir au passé pour renaître. Mais lorsque nous laissons aller toutes nos réactions de survie, lorsque plus rien de notre ancien « nous » ne fonctionne, alors vient la mort de cette partie de nous qui se nourrissait au passé; vient aussi le déclic qui soudainement déchire le voile de notre coma et nous place devant le choix profond de vivre une vie qui nous ressemble vraiment.

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